Quelques cartes postales ...

j'ai parfois envie de laisser une trace de ma vie, sur la vie. Photos, textes, coup de cœur, colère, joie, printemps, été, automne, hiver, seront mes cartes postales à venir.

28 mars 2010

Rien moins que rien pourtant la vie...

Il y a quelques années j’ai acheté l’album « Ferrat 95 ». Il est un formidable recueil de textes d’Aragon qui ne peut laisser personne indifférent.


COUV_Ferrat_95

Lorsque Louis Aragon et Jean Ferrat s’associent afin que vivent les mots, la musique et la poésie, personnellement je me laisse porter par la beauté et la qualité de la balade, qu’elle soit joyeuse ou triste.

J’ai choisi parmi les 16 titres « Pourtant la vie », un formidable hymne au bonheur de l’instant présent.

Je vous souhaite une excellente écoute.

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POURTANT LA VIE
Poème d'Aragon

A voir un jeune chien courir
Les oiseaux parapher le ciel
Le vent friser le lavoir bleu
Les enfants jouer dans le jour

A sentir fraîchir la soirée
Entendre le chant d'une porte
Respirer les lilas dans l'ombre
Flâner dans les rues printanières

Rien moins que rien pourtant la vie

 



 

Rien moins que rien juste on respire
Est-ce un souffle une ombre un plaisir
Je puis marcher je puis m'asseoir
La pierre est fraîche la main tiède

Tant de choses belles qu'on touche
Le pain l'eau la couleur des fruits
Là-bas les anneaux des fumées
Un train qui passe et crie au loin

Rien moins que rien pourtant la vie

A doucement perdre le temps
Suivre un bras nu dans la lumière
Entrer sortir dormir aimer
Aller devant soi sous les arbres

Mille choses douces sans nom
Qu'on fait plus qu'on ne les remarque
Mille nuances d'êtres humaines
A demi-songe à demi-joie

Rien moins que rien pourtant la vie

Celui qui le veut qu'il s'enivre
De la noirceur et du poison
Mais le soleil sur ta figure
Est plus fort que l'ombre qu'il fait

Et qu'irais-je chercher des rimes
A ce bonheur pur comme l'air
Un sourire est assez pour dire
La musique de l'être humain

Rien moins que rien pourtant la vie...

Musique et interprétation Jean FERRAT.

Le voyage de Hollande 1965
Chapitre : Chants perdus
Extrait de : A voir un jeune chien courir. (L.Aragon)

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26 mars 2010

Les humeurs de « Printemps ».

Le coquin arrive en mars, c'est un grand capricieux. Bougon, il ne sait jamais comment sera son humeur jusqu’aux premiers jours de l’été.

Le matin, « Printemps » se lève souvent du pied gauche avec l’humeur tristounette… à tel point qu’il ne peut s’empêcher de pleurer. Un peu plus tard, sentant l’agitation et la vie bouger, «Printemps» reprend lui aussi des couleurs et laisse paraître un soleil timide. Comme il entend les souhaits et les encouragements des enfants, parents, pépés, mémés, il se met à briller, briller, briller…

Seulement voilà, il aimerait être adulé, adoré, admiré toute la journée !

Lorsque le silence se fait car chacun est parti vaquer, il redevient grisounet, tristounet. Ne voyant toujours pas revenir ses admirateurs, « contemplateurs », observateurs, de colère il se met à souffler à tout vent ! Pfffff, pfffff, pfffff… puis, tout retombe comme avant.

Ce cher « Jean qui pleure, Jean qui rit  »  aperçoit alors un gentil. Sur l’herbette encore humide, il écrit de jolis poèmes sur lui. Mieux, il griffonne à présent le paysage, les bourgeons, les fleurettes, pâquerettes et pissenlits ! « Printemps » se remet à briller en se parant de ses plus beaux atours. Douceur de l’air, soleil qui illumine et resplendit, couleurs, senteurs, fleurs que sais-je encore ?

C’est à ce moment que l’écrivain en herbe sort de son sac l’instrument suprême et immortalise ce printemps tant attendu. Clic, clac ! Le voici, le voilà…

« Printemps »,  regarde toi et souris !

Copyright © Liberté-NK
Texte le 26 mars 2010

Photo avril 2009

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24 mars 2010

Le choix

La vie nous laisse toujours le choix de suivre ses idées, les convictions qui sont les siennes plutôt que de suivre « le grand troupeau »... au risque de se retrouver seul.

Un proverbe célèbre dit : « il vaut mieux être seul que mal accompagné » .

Ce dernier décrit très bien ce que je veux exprimer. Il est préférable d'affronter la solitude plutôt que de supporter quelqu'un d’antipathique ou d’inintéressant.

Il y a longtemps maintenant que j’ai compris comme cette phrase apparemment anodine ne l’était en fait pas du tout. Je crois d’ailleurs que dès la petite enfance et inconsciemment, j’avais intégré le fait que ce serait un atout majeur afin de pouvoir rebondir rapidement face à toutes les situations de la vie.

Évidemment, je pourrais aussi citer la non moins célèbre citation de l’écrivain grec Esope : «l’union fait la force»

Cela va à contrario de ce que j’écris plus haut et pourtant c’est également vrai. Personnellement je pense : « dans certains cas et encore »… chaque jour qui passe me fait douter de la véracité de cette fameuse « force », elle peut réserver de grosses surprises.

L’individualisme, l’égoïsme, l’égocentrisme j’en passe et des meilleures, font qu’à notre époque la citation « Ésopienne » perd de son intensité. Ceci se retrouve tous milieux confondus, des plus riches aux plus pauvres, des plus instruits aux plus incultes.

L’éducation, le caractère et la sensibilité de chacun seront les vecteurs essentiels pour basculer d’un côté ou de l’autre.

J’ai fait le choix de la liberté en assumant totalement, ce que je suis, mes pensées, mes relations avec les autres. S’il m’est arrivée de me tromper, je suis humaine, c’était simplement à cause de ma fâcheuse habitude à essayer de faire abstraction de certains aspects négatifs. Ma curiosité et mon désir de chercher à comprendre le pourquoi du comment.

Le choix n’est pas toujours facile, trancher et changer de cap est une décision sage qu’il faut savoir prendre en temps et en heure sans se poser plus de questions…

Le_choix


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22 mars 2010

Être véto sapeur-pompier.

Je suis très heureuse  d’avoir entre mes mains le livre de «mon» vétérinaire, ou plutôt devrais je dire  du véto de mon chien Toby. *(Tous ceux qui me connaissent savent combien j’ai été affectée de  la disparition de Toby il y a quelques années.)

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Je savais que Jean-Louis Mary  était devenu sans le vouloir une star, lorsqu’un jour, lors d’une simple visite de vaccination annuelle de Toby, j’ai été filmé par TF1. Juste avant d’entrer dans son cabinet, il me dit le plus simplement du monde :

- Il y a les caméras de TF1 qui filment pour l’émission «Reportage», ça ne vous dérange pas ?


Hum, hum, je n’étais pas vraiment fière d’apparaître, mais bon… Lors de la diffusion, deux ans après si mes souvenirs sont bons, j’ai eu la surprise de voir mon Toby le temps d’une respiration. Tout mon village m’en a parlé le lendemain. Mon Jack Russel était déjà connu comme « le loup blanc » depuis qu’il était petit, passer à la TV a encore plus fait parler de lui !

A l’époque, j’avais écrit un article, mais n’avait pu présenter Jean-Louis Mary en image, je suis en mesure à ce jour de le faire. Voici donc quelques clichés (scannés) pris à la fois dans son cabinet et lors de ses interventions en tant que véto sapeur-pompier.


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© Photo Marielle Mary

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© Photos Grégory Doye & Régis Gaudin

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© Photos Major William Recton & Dominique Grandjean

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© Dominique Grandjean

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© Photos Ann Lemoigne & Dominique Grandjean

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Je vous recommande vivement la lecture de son livre « Le chien à cinq pattes » un journal à l’image de Jean-Louis, plein d’humour et d’anecdotes qui ne manqueront pas de faire sourire et émouvoir les amis des animaux.

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21 mars 2010

Comment résister à Eluard et sa Liberté ?

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© Toile René Magritte

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Paul Eluard
(Poésies et vérités 1942)


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19 mars 2010

« Petit Canard ».

« Petit Canard » s’imaginait depuis sa plus tendre enfance avoir fait une grosse bêtise, car sa maman, ses frères et ses copains avaient pour lui un regard étrange et méchant, comme s’il était un vilain impardonnable.

Lorsque la famille partait en promenade en file indienne , il était le seul à avoir le bec en l’air un peu plus à droite ou à gauche. Ce que bien évidemment « Maman Canard » n’acceptait pas. Elle s’empressait alors de claquer du bec sèchement afin qu’il se remette dans le droit chemin.

Comment pouvait-il lui faire comprendre qu’il avait aperçu un petit animal rigolo et volant de toutes les couleurs ? Le voir de près l’intéressait plus que de faire le mille pattes derrière ses frères. Prendre les chemins de traverses était vraiment plus amusant !

Un jour, le petit groupe rencontra une autre famille, une maman en tête suivie de ses petits. L’un d’eux, plus effronté, lança de sa voix suraiguë :

- Hé ! Vous avez vu le petit dernier en face sur l’herbe, il est gris et marron, je le trouve bien laid ! En plus il n’est même pas capable de se tenir en rang.

- J’ai vu frérot ! Lui répondit un autre plus devant. Il n’ose même pas nous regarder dans les yeux, il est d’une impolitesse !

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© Photo Keven Law

« Petit Canard » se sentit ce jour-là encore plus penaud et plus triste qu’à l’habitude. Il se dit en son for intérieur que même les « étrangers » le considéraient comme un vilain petit canard, alors qu’il était tout timide et mal dans ses plumes.

Les années passèrent « Petit Canard » grandissait à vue d’œil et devenait majestueux. Il se rendait bien compte que sa mère depuis pas mal de temps maintenant, le regardait d’un drôle d’air et n’osait lui parler. Alors, il prit son courage à deux pattes et lui demanda :

- Maman ! Je sens bien que depuis que je suis né tu n’as pas été contente de moi. Est-ce que j’ai fait de grosses bêtises ? Est-ce que je t’aurais contrarié dernièrement ?

« Maman Canard » le regarda avec tendresse, heureuse qu’il est pris l’initiative d’engager le dialogue et lui répondit :

- Mon « petit canard », tu n’as été ni plus ni moins qu’un enfant comme les autres, peut-être un peu plus rêveur et moins discipliné. Différent certes ! Tu l’as été par ton duvet qui n’avait pas la même couleur que la famille, mais tu es resté mon p’tit bout chéri comme tes frères.

Pour que tu comprennes ce qui me turlupine depuis de nombreux jours, c’est… comment t’expliquer… je t’ai élevé comme l’un des miens, mais en fait, regarde moi et admire ton reflet dans l’eau.

« Petit Canard » qui n’avait jamais eu cette curiosité sauf pour plonger sa tête dedans afin de se rafraîchir, boire et manger, était plus qu’intrigué. Il regarda d’abord sa jolie maman, puis, observa son profil.

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© Photo Pierre Van Damme

Quelle surprise de découvrir avec stupeur qu’il ne lui ressemblait pas, mais était la copie conforme des gracieux cygnes qu’il admirait chaque jour.

- Mais maman, je suis un cygne !

- Oui mon enfant, tu es un grand et magnifique cygne…

Copyright © Liberté-NK
Texte le 19 mars 2010

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18 mars 2010

Il y a toujours un début.

Comme il y a une fin à tout, il y a également un début ou plutôt un recommencement.

La liberté n’est pas un vainc mot, elle est pour moi vitale et ne peut bien longtemps être brimée, voire abîmée ou usée, il faut qu’elle vive et qu’elle soit. C’est pour cela qu’aujourd’hui est un grand jour, car je retrouve de nouvelles ailes pour m’exprimer, les précédentes avaient tendance depuis plusieurs années à ne plus s’étirer et briller.

Une liberté sous contrôle, n’est plus.

C’est donc avec un immense plaisir que j’ouvre cet espace, où je déposerai au fil du temps quelques cartes postales de la vie, de ma vie, mes battements de cœur.

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© Photo empruntée au net

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